Paris : un 1er mai sous haute tension

Le week-end du premier mai s’est terminé dans les heurs. Alors qu’une manifestation contre la réforme du gouvernement avait lieu dans les rues de la capitale, des milliers d’individus ont semé la panique

Le 1er Mai, les syndicats ont défilé en ordre dispersé. Les manifestations ont réuni 143 500 personnes en France, selon le ministère de l’Intérieur. Selon la CGT, ces rassemblements ont mobilisé près de 210 000 personnes.

Alors que les manifestations se déroulaient sans encombres, des milliers de « black blocs » sont venus semer la terreur et le désordre dans les rues de Paris. Qui sont-ils ?

« Les black blocs forment, dans les manifestations, des groupes éphémères, dont l’objectif est de commettre des actions illégales, en formant une foule anonyme non identifiable », expliquait alors Pierre-Henry Brandet, qui était le porte-parole du ministère de l’Intérieur. « C’est la raison pour laquelle ces individus portent des vêtements noirs ou très sombres, ce qui rend difficile le travail d’identification et d’interpellation. Ils s’habillent ainsi au dernier moment et changent immédiatement de tenue une fois les exactions terminées ».

« Ils sont anticapitalistes, écologistes radicaux, anarchistes, généralement anti-Etat, ce qui les place à l’extrême gauche de l’échiquier politique », décrypte Francis-Déri, auteur du livre « Les black blocs, la liberté et l’égalité se manifestent ».

En France, près d’un millier de personne appartiendrait à cette mouvance extrêmement violente. Mardi, la préfecture de police annonçait que 31 commerces ont été dégradé dont deux incendiés, 6 véhicules ont été incendiés et 10 autres ont été dégradés. Du mobilier urbain a également été dégradé.

Pour beaucoup de manifestants, ces actes sont inadmissibles et viennent, inconsciemment, décrédibiliser leur mouvement. Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est exprimé, malgré son absence sur le territoire français.  « La journée du travail c’est la journée des travailleurs, ce n’est pas celle des casseurs », a-t-il déclaré depuis l’Australie.

Alors que les commerçants victimes de ce saccage ont encore beaucoup de mal à réaliser ce qu’il s’est passé, la préfecture de police a annoncé que cent deux personnes étaient en garde à vue mardi soir après des dégradations commises en marge du défilé.

 

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