Alisher Usmanov privé de son yacht par l’Allemagne

Berlin aurait mis la main sur le super navire de plaisance de l’homme d’affaires ouzbek en proie à des sanctions internationales à cause de ses liens avec Vladimir Poutine, l’envahisseur de l’Ukraine.

Il ne fait pas bon d’être un proche – avéré ou pas d’ailleurs – de Vladimir Poutine en ce moment. Depuis que ce dernier a pris la décision de guerroyer en Ukraine, toute sa cour est dans le collimateur de la communauté internationale, qui riposte à coup de sanctions économiques et financières.

Le dernier à en faire les frais est Alisher Usmanov. Le milliardaire ouzbek de 68 ans qui avait déclaré dans une interview à Forbes en 2010 « être fier de connaître Poutine » doit désormais renoncer à son yacht. Le navire de plaisance aurait été confisqué mercredi 2 mars par les autorités allemandes dans la ville d’Hambourg où il était en rénovation depuis plusieurs mois, selon les confidences de trois sources de l’industrie à… Forbes.

Un navire imposant

Le yacht baptisé Dilbar a été acquis par Usmanov en 2016 contre 600 millions de dollars, à en croire le magazine américain. Il résulte de 52 mois de travaux menés par le constructeur allemand Lürssen. Ce dernier le décrit d’ailleurs sur son site internet comme l’un des yachts les plus complexes qu’il ait jamais construits, en termes de dimensions et de technologie.

Le super bateau de plus de 150 mètres nécessitant un équipage de 96 personnes, pèse en effet 15 917 tonnes. Ce qui en fait le plus grand yacht à moteur au monde. On y compte par ailleurs toutes les caractéristiques d’un yacht, à savoir une piscine, deux héliports, un sauna, un salon de beauté, une salle de sport et 12 différentes suites. De quoi reléguer au second bien d’autres navires de cette catégorie, symbole de puissance pour les riches fortunés.

Les ennuis s’accumulent

Pour son propriétaire, la confiscation de Dilbar est un déboire de plus. L’homme dont la fortune est estimée par Forbes à 14,1 milliards de dollars avait en effet vu ses avoirs gelés au sein de l’Union européenne 48 heures plus tôt. Une situation qui a contraint Everton à se distancer de lui, mardi 1er mars. Trois sociétés d’Usmanov dont USM Holdings, MegaFon et Yota étaient notamment liés au club anglais par de multiples accords de sponsoring.

Outre le secteur des minerais à travers lequel il a fait fortune, Usmanov détient des participations dans le géant de la tech chinoise, Xiaomi. Il fut également un des premiers investisseurs de Facebook.

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