Djokovic fait son mea culpa

Le joueur de tennis toujours incertain de participer à l’Open d’Australie, a plaidé l’erreur pour les mauvais renseignements fournis à l’immigration australienne et son défaut de précaution après son infection au Covid.

Embarrassé par des accusations de tromperie voire de mise en danger de la vie d’autrui, Novak Djokovic est sorti du silence mercredi 12 janvier. Évoquant non pas une duplicité, mais plutôt une erreur pour chacune des accusations qui le visent depuis le fiasco de sa venue à Melbourne pour prendre part à l’Open d’Australie (OA).

Il s’agit de son attitude au mieux désinvolte, consistant à apparaître en public et de surcroît sans masque, en pleine maladie du Coronavirus. Le numéro un mondial qui a indiqué aux organisateurs de l’OA, afin de bénéficier d’une exemption à la vaccination, avoir contracté le virus le 16 décembre a en effet été aperçu à plusieurs reprises dans des événements publics le lendemain en Serbie. Il a par ailleurs reçu à la même période le quotidien sportif français L’Équipe, dans le cadre de la réception de son trophée d’athlète de l’année.

L’autre accusation concerne ses déclarations à la frontière australienne, le 5 janvier. Le joueur serbe a certifié aux agents d’immigration n’avoir guère voyagé au cours des 14 jours précédant son arrivée à Melbourne. Or, des photos l’avaient montré quelques jours plus tôt s’entraînant dans la ville espagnole de Marabella.

La bonne foi

Djokovic a plaidé dans son texte mercredi, l’erreur de son agent lors du remplissage des documents à l’aéroport dans ce dernier cas. Par rapport à son manque de précaution en plein épisode du Covid, le joueur de 34 ans a reconnu qu’il aurait dû reporter l’entretien avec les journalistes de L’Équipe. Quant à ses apparitions publiques sans respect des prescriptions sanitaires, le Djoker affirme qu’elles ont été motivées par un second test antigénique négatif réalisé en marge du PCR dont le résultat ne lui était pas encore parvenu.

Sous pression

Est-ce suffisant pour lui garantir une participation au premier Grand Chelem de l’année dont il est par ailleurs triple tenant du titre ? Pas du tout. Au contraire, cette contrition accroît la pression sur le joueur toujours en attente de la décision du ministère australien de l’Intérieur, qui dispose du pouvoir discrétionnaire de l’expulser malgré sa victoire au tribunal mardi.

En attendant, Djokovic qui continue de s’entraîner a pris part au tableau masculin de l’OA ce jeudi. Son premier tour est prévu contre son compatriote Miomir Kecmanovic la semaine prochaine. Mais difficile de savoir ce qui pourrait se passer d’ici-là.

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