Scraping de données : deux sociétés américaine et israélienne dans le viseur de Facebook

 

Menlo Park, siège social de Facebook aux Etats Unis.

Dans un communiqué de presse, Facebook annonce poursuivre en justice deux sociétés américaine et israélienne pour « scraping », une technique consistant à aspirer de grandes quantités de données publiques d’un site web ou d’un service sur Internet.

Facebook n’hésite plus à poursuivre les entreprises qui perturbent son activité, en récupérant illégalement les données des utilisateurs. Après OneAudience il y a quelques mois, le groupe attaque en justice les plateformes américaine Unimania Inc. et israélienne BrandTotal Ltd. Il les accuse de « scraping », une technique consistant à aspirer de grandes quantités de données publiques d’un site web ou d’un service sur Internet.

Un « scraping » via « UpVoice » et « AdsFeed » 

La première société exploite des applications proposant à ses utilisateurs d’accéder aux réseaux sociaux de différentes manières. Par exemple pour visualiser Facebook grâce à une interface web mobile ou aux côtés d’autres réseaux sociaux comme Twitter. La seconde, une plateforme de veille concurrentielle en temps réel, donne aux équipes médias des informations, des analyses et une visibilité complète sur la stratégie de leurs concurrents.

Unimania Inc. et BrandTotal ont exploité l’accès des utilisateurs aux services de Facebook via des extensions de navigateurs « UpVoice » et « AdsFeed », conçues pour accéder à des données et les collecter de façon automatique (nom, ID utilisateur, genre, date de naissance, statut de leur relation, etc.). Selon Facebook, ses plateformes (notamment Instagram) ne sont pas les seules victimes de cette pratique puisque Twitter, Amazon, YouTube et LinkedIn sont aussi concernés.

Facebook demande à Google de prendre position

Dans sa plainte, Facebook précise avoir envoyé des lettres de cessation et de désistement à Unimania Inc. et BrandTotal. En outre, le groupe de Mark Zuckerberg indique avoir demandé à Google de prendre position et de sanctionner les extensions mises en cause en attendant que la justice ordonne leur désactivation et leur suppression. De son côté, le réseau social a déjà missionné des équipes techniques, dotées d’outils permettant d’assurer la lutte contre le scrapping de données.

Notons que cette annonce fait écho au scandale Cambridge Analytica qui a éclaté fin 2015. Cette petite entreprise britannique avait aspiré les données de millions d’utilisateurs de Facebook qu’elle a ensuite revendues. Ce qui aurait influencé des élections américaines en faveur des politiciens ayant fait appel à ses services. Le géant du web a été condamné dans différents pays en raison de ce scandale.

 

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