Transports publics : Jean-Pierre Farandou, futur patron de la SNCF

 

Jean-Pierre Farandou (photo)

Le chef d’Etat, Emmanuel Macron, a désigné, mercredi 18 septembre, Jean-Pierre Farandou pour succéder à Guillaume Pepy à la tête de la SNCF. L’actuel président du directoire de Keolis s’est dit prêt à relever les nouveaux défis qui l’attendent. Et en la matière, c’est sûr qu’il ne va pas chômé !

Depuis mercredi, on connait le nom du nouveau patron de la SNCF : Jean-Pierre Farandou, l’actuel président du directoire de Keolis, filiale de la compagnie ferroviaire publique. Il succède à Guillaume Pepy à la tête du groupe depuis 2008. Dans un message adressé aux cheminots, le désormais ancien président du directoire de la SNCF a « félicité ce choix » de l’Elysée et s’en est dit « très heureux ». Puis il a lancé : « Dès demain, je me mets à sa disposition pour lui permettre de préparer cette nouvelle responsabilité et la nouvelle SNCF de 2020. Je demande à tous les dirigeants de faire de même. ». Quant au nouveau patron de la SNCF, il a déclaré : « Je suis fier de relever avec vous tous, cheminots et salariés du groupe engagés, ce défi au service de tous les Français, qui, depuis des décennies, nous montrent combien, eux aussi, aiment notre entreprise ». Il a ajouté qu’il présentera sa « vision de la nouvelle SNCF lors des auditions devant le Parlement ».

Un processus de nomination qui devrait durer un mois

La nomination de Jean-Pierre Farandou sera véritablement actée dans un mois au maximum. Elle interviendra après la réunion du conseil de surveillance du groupe pour approbation, probablement ce jeudi 19 septembre. M. Farandou présentera ensuite, dans les quinze jours qui suivent, son projet d’entreprise aux commissions du développement durable du Sénat et de l’Assemblée nationale. Ces dernières auront la possibilité d’exercer un droit de veto, mais cela n’est jamais arrivé en 83 ans d’existence de la SNCF. Si le veto n’est pas posé, un décret de nomination en Conseil des ministres officialisera la décision.

L’homme de la situation

Le choix de l’Elysée aurait été motivé par le profil très cheminot de Jean Pierre Farandou, contrairement à Patrick Jeantet, actuel patron de SNCF Réseau, aussi pressenti pour ce poste, mais qui avait un profil plutôt industriel. Le gouvernement voulait un dirigeant plus près du peuple. Et M. Farandou est l’homme idéal. Ce responsable de 62 ans est entré à la SNCF comme chef de gare à Rodez en 1981. Il a fait presque toute sa carrière au sein de la compagnie ferroviaire. Il a par exemple lancé le TGV Paris-Lille, créé et dirigé Thalys, pris la tête des trains de proximité (TER, Transilien, Intercités), géré une grande région ferroviaire (Rhône-Alpes) et est passé par la direction des ressources humaines. Il serait donc plus apte à mener une entreprise secouée par des revendications sociales ces dernières semaines.

« Jean-Pierre Farandou est un homme de dialogue, il l’a déjà démontré »

La CGT n’a pas souhaité faire de commentaire. Elle s’est contentée d’indiquer qu’elle « jugera sur les actes ». Quant à l’UNSA, deuxième organisation de la SNCF, elle se réjouit de l’arrivée d’un homme du métier. « « La nomination correspond au profil que nous réclamions, déclare Florent Monteilhet, secrétaire général adjoint de l’UNSA Ferroviaire. Jean-Pierre Farandou est un homme de dialogue, il l’a déjà démontré. Maintenant, il va falloir très rapidement avancer sur le pacte social de la nouvelle SNCF. Nous n’ouvrons pas moins de neuf négociations sur, entre autres, l’organisation du dialogue social à travers le groupe et ses nouvelles filiales, le contrat de travail des nouveaux embauchés, le logement, la mobilité entre métiers… Le chantier est colossal. ». M Farandou a donc du pain sur la planche !

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