Parti assister au duel Newcastle-Barcelone de la Ligue des Champions cette semaine, un supporter espagnol a atterri à plus de 590 kilomètres du bon endroit, devant une enceinte de troisième division anglaise. En cause : un nom identique, une requête mal formulée, et sans doute une confiance un peu excessive envers son GPS.
Il y a des nuits de football qu’on n’oublie jamais. Pour ce fan barcelonais installé en Angleterre, celle du huitième de finale aller de Ligue des champions entre Newcastle United et le FC Barcelone, mardi 10 mars 2026, restera gravée dans sa mémoire, mais sans doute pas pour les raisons que vous vous imaginez
Parti de Londres, billet en main, il s’est retrouvé face à la façade du stade d’Exeter City, pensionnaire de League One, à près de 600 kilomètres du théâtre du choc européen qu’il rêvait de vivre.
Si cette enceinte partage le même nom – St. James’s Park – que celle de Newcastle, les deux infrastructures n’ont rien de comparable. Le véritable St. James’s Park, au nord-est du pays, est un temple du football anglais, pouvant accueillir plus de 52 000 spectateurs.
Un ticket de Ligue des Champions présenté aux tourniquets d’une division amateur
Le premier, bien plus modeste, se dresse dans la paisible ville d’Exeter, au sud de l’Angleterre. Et c’est vers lui que le GPS du supporteur a obstinément dirigé sa route, l’entraînant sur 590 kilomètres par erreur.
Arrivé sans le moindre soupçon, le fan blaugrana s’avance vers les tourniquets, prêt à vivre une grande soirée européenne. C’est au moment de scanner son billet que la méprise éclate.
Plutôt que de le laisser repartir déçu, le personnel du club lui offre un siège dans loge principale pour la rencontre locale, opposant Exeter City à Lincoln City, une plongée dans le charme brut du football de division inférieure. Il aurait toutefois disparu à la mi-temps, sans laisser de trace.
Une soirée sauvée par Yamal ?
« Je me suis dit : “Je le chercherai en seconde période pour voir s’il est plus bavard.” Mais je ne l’ai jamais revu. Peut-être est-il allé noyer son chagrin en ville », raconte Adam Spencer, responsable de l’expérience supporters à Exeter City, dans The Times.
Le malchanceux pourra néanmoins se réconforter avec le résultat du Barça. À St. James’s Park – le vrai –, le club catalan, longtemps malmené, semblait filer vers une défaite avant que le prodige Lamine Yamal, 18 ans à peine, n’égalise sur penalty à la 96e minute.
« Évidemment, s’il veut revenir un jour, ce serait fantastique ; on l’accueillerait sans problème. Mais j’étais tellement désolé pour ce type. C’était vraiment dommage pour lui, car il n’a pas trouvé la situation drôle du tout », précise encore Spencer, qui avoue s’être lui-même égaré à Barcelone récemment, bien que pour des raisons touristiques.
