Diddy sollicite la clémence de Trump

Le président américain a révélé que le rappeur, incarcéré pour des faits de « transport à des fins de prostitution », avait formulé une requête de grâce. Il ne semble cependant pas disposé à y donner suite.

Dans un entretien accordé le mercredi 7 janvier 2026 au New York Times (NYT) depuis la Maison-Blanche, Donald Trump a révélé que Puff Diddy lui avait adressé une lettre sollicitant une grâce présidentielle.

De son vrai nom Sean Combs, le magnat du hip-hop a été condamné le 3 octobre 2025 à 50 mois de prison pour deux chefs d’accusation de « transport à des fins de prostitution », échappant ainsi à une peine plus sévère liée aux charges d’association de malfaiteurs et de trafic sexuel.

Si le contenu exact de la lettre reste confidentiel, le président américain s’est montré peu réceptif à cette démarche, affirmant ne pas envisager de pardonner l’artiste de 56 ans. Une position qui témoigne de la détérioration de leurs relations.

Des rapports désormais distendus

Autrefois proches, les deux hommes ont pris leurs distances, notamment sur fond de divergences politiques. « J’étais très amical avec lui. Nous nous entendions bien, il paraissait être un homme charmant. Je ne le connaissais pas intimement, mais lorsqu’il s’est présenté aux élections, il est devenu très hostile », avait confié Donald Trump à la chaîne Newsmax l’an passé.

Le locataire de la maison Blanche faisait ainsi référence à la prise de position publique de Diddy lors de la campagne présidentielle de 2020. Le rappeur avait alors appelé, selon Variety, à la destitution du candidat républicain, estimant que « des hommes blancs comme Trump doivent être bannis ».

« Quand vous connaissez quelqu’un, que tout se passe bien, puis qu’il tient ensuite des propos aussi durs… je ne sais pas, cela complique les choses », a concédé Trump au sujet de la demande de grâce.

Connu pour son approche transactionnelle du pouvoir, le dirigeant américain a souvent utilisé son droit de clémence au profit d’alliés, de fidèles ou de personnalités partageant sa ligne politique.

Un bras de fer judiciaire persistant

Dernier exemple marquant : le pardon accordé, le mois dernier, à l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, pourtant décrit par les autorités américaines comme le pivot d’une des « plus vastes et violentes conspirations de narco‑trafic au monde ».

La démarche de Diddy intervient environ un mois après que son équipe juridique a interjeté appel de sa condamnation. Les avocats du producteur contestent vigoureusement le verdict et dénoncent ce qu’ils qualifient d’irrégularités majeures dans la procédure.

À ce jour, sauf retournement de situation judiciaire, P. Diddy ne pourra prétendre à une libération avant 2028, peu avant son 59e anniversaire.

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