Starbucks : un thé brûlant lui vaut 50 millions de dollars

Michael Garcia s’est vu accorder cette somme par la justice américaine après avoir été brûlé il y a plus de cinq ans par une boisson récupérée chez le géant du café Starbucks.

Cinquante millions de dollars, le prix de brûlures dues à des boissons Starbucks ? C’est en tout cas le montant infligé par un tribunal de Los Angeles à la célèbre chaîne américaine de cafés en guise de dommages et intérêts à verser à Michael Garcia.

Ce chauffeur-livreur a en effet subi de graves brûlures à cause d’un thé format venti de la société basée à Seattle il y a cinq ans. Selon le dossier judiciaire consulté par Associated Press (AP), les faits sont survenus le 8 février 2020.

Ce jour-là, la victime, au volant de son véhicule, a récupéré trois tasses de thé au drive-through d’un établissement Starbucks. Quelques instants après avoir pris possession de sa commande, un des thés brûlants s’est renversé sur son entrejambe.

Selon un de ses avocats Michael Parker, la boisson n’était pas correctement calée dans le support de service. Cet incident a déclenché un effet domino, entraînant la chute des autres boissons de la commande.

Des blessures aux conséquences irréversibles

Les conséquences ont été immédiates. La température extrême du liquide ayant provoqué des brûlures si graves que Garcia a dû subir, à en croire sa plainte, plusieurs greffes de peau et diverses interventions sur ses parties génitales.

De l’avis de ses conseils, ces blessures ont entraîné « des défigurations permanentes qui ont bouleversé sa vie« . Poursuivi devant la justice pour n’avoir pas correctement fermé les couvercles des cafés, Starbucks s’est vue accabler par le tribunal à cause de cette erreur apparemment anodine, mais dont les conséquences se révèlent désormais dévastatrices.

Selon CNN cité par Le Parisien, le jury a ainsi retenu « la douleur physique, l’angoisse, la perte de plaisir au quotidien, l’humiliation, le désagrément permanent, le chagrin, la défiguration, la déficience physique, l’anxiété et la détresse émotionnelle » comme dommages subis par le livreur.

« Mépris flagrant pour la sécurité »

Cette issue a de quoi ravir le camp du plaignant. « Ce verdict constitue une étape cruciale pour tenir Starbucks responsable de son mépris flagrant pour la sécurité des clients et de son refus d’assumer ses responsabilités« , a déclaré Nick Rowley, un autre avocat de Michael Garcia, dans un communiqué rapporté par AP.

« Nous nous sommes toujours engagés à respecter les normes de sécurité les plus strictes dans nos magasins, y compris en ce qui concerne la manipulation des boissons chaudes », a de son côté rétorqué l’entreprise, tout en adressant sa « compassion » à la victime.

Elle annonce son intention de faire appel, estimant que les dommages accordés sont excessifs. Selon AP, l’affaire rappelle un précédent intervenu dans les années 1990 lorsqu’un jury du Nouveau-Mexique avait accordé près de 3 millions de dollars de dommages et intérêts à une femme brûlée par une tasse de café McDonald’s. La somme avait été réduite considérablement réduite en appel.

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