Pouvoir d’achat : Gérald Darmanin annonce une hausse de 1,4% en 2020

 

Gérald Darmanin au sénat en janvier 2019

Gérald Darmanin a annoncé ce mercredi que le pouvoir d’achat des Français devrait progresser de 1,4 % en 2020, après 2,1 % cette année, soit légèrement plus que prévu. Cette augmentation serait notamment due à des baisses d’impôts, assure le ministre des Comptes publics.

« Nous avions parié sur 1 %, nous serions à 1,4 % »

Le pouvoir d’achat des Français devrait progresser de 1,4 % en 2020, après 2,1 % en 2019, soit légèrement plus que prévu, en raison notamment des baisses d’impôts annoncées depuis décembre, a affirmé ce mercredi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. Lors d’une audition devant la Commission des Affaires sociales du Sénat, il a déclaré que « Nous avions parié sur 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour l’ensemble des Français » l’an prochain. Or « d’après les derniers chiffres, cela augmente encore, puisque nous serions à 1,4 % ».

Aussi, le pouvoir d’achat en 2019 devrait être un cran au-dessus des prévisions. Selon le ministère, qui s’appuie sur une note de la direction du Trésor datée du 18 juin, le pouvoir d’achat des Français augmentera de 2,1 % cette année, soit 0,1 point de plus que les 2 % jusque-là annoncés.

Le déficit public s’établira effectivement autour de 2%

Gérald Darmanin explique cette progression par des baisses significatives d’impôts décidées après le mouvement des «gilets jaunes» puis à l’issue du «grand débat national». Ces mesures permettent, selon le ministre des Comptes publics, de « soutenir l’activité » et d’impulser « une sorte de relance » économique.

Interrogé par des sénateurs sur l’impact de cette politique sur les comptes publics, le ministre a assuré que le gouvernement s’est donné « les moyens » d’amortir cette « baisse d’impôts ». Il promet même que le déficit public s’établira bel et bien « autour de 2 % » du PIB l’an prochain.

Gérald Darmanin rassure la Cour des comptes

Mardi, la Cour des comptes a exprimé des doutes sur la capacité de l’exécutif à tenir cet objectif. Elle a notamment souligné le flou entourant le financement des cinq milliards d’euros de baisses d’impôt sur le revenu promises à l’issue du « grand débat ». « Compte tenu de l’ampleur des mesures annoncées, il paraît peu probable que cette compensation puisse être intégrale sur l’exercice 2020 », a déclaré la haute juridiction financière. Elle craint un possible dérapage budgétaire de 0,1 à 0,3 point, en raison de « risques significatifs » sur les dépenses.

Ce mercredi, Gérald Darmanin a balayé ces inquiétudes en assurant que l’objectif visé par cette stratégie était de parvenir à l’amélioration des finances publiques. Il affirme : « Je rappelle que quand je suis arrivé aux responsabilités, nous étions à 3,4 % de déficit tout confondu. On aura donc fait, si nous sommes à 2 %, 1,4 %, c’est-à-dire 28 milliards de baisses de déficit public ».

 

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