Espagne : Manuel Valls annoncé au gouvernement

 

Manuel Valls s'exprimant en Catalogne en mars 2019

Manuel Valls, qui se construit une seconde vie politique en Espagne, pourrait bientôt entrer dans le gouvernement national. C’est en tout cas ce que suggèrent les rumeurs venues de Catalogne. Manuel Valls ne les a pas confirmées mais ne les a pas démenties non plus dans les colonnes du quotidien le Monde.

Manuel Valls rentrera-t-il bientôt au gouvernement espagnol ? Les rumeurs le voient bien devenir le futur ministre espagnol des Affaires étrangères. Interrogé par le Monde, Manuel Valls n’a ni confirmé, ni infirmé ces rumeurs.

Manuel Valls entretient les rumeurs

L’ex-Premier ministre français Manuel Valls, désormais élu municipal à Barcelone, fait planer le doute sur son avenir politique proche. Il assure au Monde qu’« ici même (en Espagne, Ndlr) on en parle», dans un entretien donné samedi. « Quand j’ai eu l’opportunité d’aller à Barcelone pour des raisons personnelles et aussi politiques, je l’ai saisie. J’aurais pu continuer en France. », a-t-il d’abord déclaré à la question de savoir s’il était allé chercher en Espagne une nouvelle opportunité politique. Avant de faire savoir que « Personne ne sait comment les choses se seraient passées (en France). J’aurais peut-être attendu de rentrer de nouveau au gouvernement. Ici même on en parle pour ce qui concerne l’Espagne… ».

Selon le site politique espagnol Moncloa.com. , Manuel Valls aurait rencontré des responsables du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et les discussions auraient tourné autour du poste de ministre des Affaires étrangères. S’il évite d’en dire plus sur son avenir politique, l’ancien maire d’Evry (Essonne) espère en revanche que «les socialistes et les libéraux gouverneraient ensemble car ils forment une majorité aux Cortès ». Aussi, « c’est le gouvernement le plus stable et le plus proche de l’intérêt général pour l’Espagne », assure Manuel Valls.

Le divorce avec les libéraux de Ciudadanos

Mais, en février, Manuel Valls et ses alliés libéraux de Ciudadanos avaient toutefois participé à une manifestation à Madrid aux côtés de la droite et de l’extrême droite pour exiger le départ du chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez (PSOE), critiqué pour son dialogue avec les indépendantistes catalans. Manuel Valls avait alors été vu d’un mauvais œil.

Ciudadanos a aussi rompu lundi avec l’ex-Premier ministre français parce qu’il avait soutenu la militante de gauche Ada Colau, lui permettant d’être reconduite comme maire de Barcelone, au détriment du candidat indépendantiste catalan Ernest Maragall.

 

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