Fac de Tolbiac : une situation très tendue

Depuis que le gouvernement a annoncé la réforme concernant l’entrée en cycle supérieur qu’il souhaite sélectif, les étudiants redoublent d’énergie pour bloquer différents campus. A l’université de Tolbiac localisée à Paris, la situation est très tendue. 

Cela fait maintenant plusieurs semaines que les étudiants français se mobilisent, afin que le gouvernement abandonne sa réforme, intervenue à la suite des nombreux couacs survenus l’été dernier sur la plateforme affectation post-bac (APB). De nombreux bacheliers s’étaient alors retrouvés sans affectation, parfois malgré un très bon parcours scolaire.

Les sites ont commencé à être occupés il y a plusieurs semaines. A l’université de Nanterre située non loin de Paris, les partiels ont même été annulés.

Sur le site de Tolbiac, la situation est tendue depuis des semaines. « J’ai du mal à décrire le site tellement je suis consterné par l’état du centre, un vrai capharnaüm. La violence, la drogue, le sexe même. On me l’a dit, et je crois que c’est vrai, il se passe des choses qui sont indignes », a dénoncé Georges Haddad, président de l’université Tolbiac Paris 1.

Cette université n’a plus rien d’institutionnel. « Des fêtes, ce qu’on appelle les rave-party: le vendredi soir, le samedi soir, des centaines de jeunes viennent festoyer au centre Tolbiac » ajoute-t-il tristement.

Au-delà de l’aspect « blocus », le président du site craint les nombreux dégâts, qu’il estime pour l’instant non loin du million d’euros. Condamné par les étudiants et militants qui occupent Tolbiac, Georges Haddad estime que les partiels pourraient être reportés, afin d’apaiser les esprits.

Les reports de partiels ne sont pas vus du bonne oeil par de nombreux étudiants. En effet, certains, bien qu’ils comprennent le droit de leurs camarades à manifester, considèrent inadmissible le fait qu’on les empêche de passer leurs examens.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *